Un peu d’histoire

 

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Le lac Mercier à ses débuts

Selon les anciens colons, à la fin du 19e siècle, le lac Mercier s’appelait le lac Sem (nom d’un ancien employé d’une compagnie forestière de l’époque). Le père Samuel Ouimet, premier curé de Saint-Jovite, l’a renommé lac Mercier en l’honneur d’ Honoré Mercier (1840-1894), premier ministre du Québec de 1887 à 1891 et l’un des plus grands premiers ministres dans l’histoire du Québec.

Appuyé par le curé Antoine Labelle (1833-1891) le « Roi du Nord »,  Honoré Mercier s’acharne à développer le territoire québécois et à promouvoir les intérêts de la colonisation et de l’agriculture.

Aperçu de la vie politique d’Honoré Mercier

Quelques hivers particulièrement rigoureux (1871-72) et la nécessité de transporter du bois de chauffage  vers Montréal, ont eu raison des résistances des politiciens qui refusaient jusqu’alors de développer la voie ferrée vers les Laurentides. Le train se rendit bientôt jusqu’à Saint-Jérome. Mais le curé Labelle voyait plus loin et voulait continuer la colonisation sur de nouvelles terres vers le Nord.

Il rêvait aussi d’y amener des  touristes en quête de dépaysement, pour profiter des paysages grandioses et des nombreuses ressources dont les « Cantons du Nord » regorgeaient. L’extension de la voie ferrée vers le Nord était essentielle à la réalisation de ce rêve.

La vision du « Roi du Nord » de prolonger la voie ferrée au delà de la montagne de « La Repousse » (Saint-Faustin) devient réalité. Le train peut désormais amener travailleurs et touristes dans les Vallées de la Diable et de la Rouge, jusqu’au terminus de la Chute aux Iroquois  (Labelle) en 1893.

Portrait du curé Labelle

Histoire1.1Société du Patrimoine SOPABIC

Au lac Mercier en 1905, l’inauguration de la gare permet dorénavant au « P’tit Train du Nord » d’arrêter dans le petit village, ce qui donne un nouvel essor au développement de la région. À cette époque, l’industrie forestière était très importante. Une usine qui fabrique des produits chimiques à partir du bois, la Standard Chemical, s’installe dans le petit village du lac Mercier (sur l’actuelle rue Du Couvent).

histoire2Photo Société du Patrimoine SOPABIC

 La Standard Chemical  employait beaucoup de travailleurs, qui devaient être logés près de l’usine. La compagnie a alors fait construire un hôtel et des maisons le long de la voie ferrée qui desservait la compagnie, pour y loger son personnel.

 

histoire4Photo tirée de « Mont-Tremblant 1940-1990 » ,Municipalité de Mont-Tremblant,1990

D’autres hôtels furent bientôt érigés autour du lac Mercier. Vers 1930, pas moins de 5 hôtels attiraient une clientèle de plus en plus nombreuse et variée.  La Standard Chemical demeure  en opération jusque vers 1926.

À cette époque, l’industrie touristique découvre les « Pays d’en Haut » et la clientèle des milieux bourgeois anglophone et francophone devient plus importante dans la région. Le tourisme remplace l’industrie de transformation du bois, qui commence alors à décliner.

L’église du lac Mercier est érigée en 1929 sur le flanc de la montagne face au lac.

histoire5Lac Mercier 1930          photo Marc Calvé

histoire10 (2)      vers 1940-1950    photo Nicole Roch

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histoire7vers 1940-1950        photo Nicole Roch

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vers 1940-1950   photo Nicole Roch

histoire8Arrivée du train        vers 1940-1950   photo Nicole Roch

 Pour en savoir plus sur l’histoire de Mont-Tremblant

Les hôtels construits au début du siècle :

Le lac Mercier attire les vacanciers, enchantés par la beauté du paysage, l’air pur, la pêche, la chasse et les activités nombreuses. Certains viennent dans la région simplement pour jouir du grand air, pour faire des balades en chaloupe sur le lac, ou pour profiter des plaisirs de la vie à l’hôtel. Les « années folles » battent leur plein et les sports en plein air se répandent de plus en plus. À 12 heures de train de Montréal, tous ces plaisirs sont dorénavant accessibles.

 

« L’hôtel Mont-Tremblant », dont on peut encore reconnaître l’architecture du début du siècle, fut le premier hôtel de villégiature à être construit dans la région.

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Photo tirée de « Mont-Tremblant 1940-1990 »,Municipalité de Mont-Tremblant,1990.

En plus d’y loger des travailleurs de la compagnie de transformation du bois, l’hôtel desservait la gare du lac Mercier, tout près de là. L’hôtel bourdonnait d’activité en attendant l’arrivée du train hebdomadaire. Les gens s’y rassemblaient en grand nombre jusqu’à ce que le courrier tant attendu, tout juste délivré par le train, soit estampillé au bureau de poste de l’autre coté de la rue.

On a longtemps connu l’hôtel sous le nom de « Lac Mercier Inn ».

  

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« Mont-Tremblant 1940-1990 »   Photos : Maurice Duclos

 

 

 

Sur l’actuel site de l’édifice « Félix Calvé » ( l’ancien hôtel de ville de la municipalité de Mont-Tremblant), avait été construit au début du siècle le « Chalet du lac ». Celui-ci aurait plus tard appartenu pendant quelques années au curé Charles Hector Deslauriers, avant d’être détruit par un incendie au début des années 50.

histoire14Photo « Mont-Tremblant 1940-1990 » , publié par la Municipalité de Mont-Tremblant, 1990.

 

 

Le « Manoir du lac Mercier » longtemps exploité par Jeanne et Joseph « Pitt » Pépin, a attiré une clientèle nombreuse jusque dans les années 60, période où le Manoir fut détruit par un incendie.

Le nom du « chemin Plouffe » tient son origine de la famille Plouffe, jadis propriétaire du Manoir du lac Mercier à ses débuts.

Manoir du lac Merciervers 1940-1950          photo Nicole Roch

 

L’Hôtel « Pointe du Rocher », dont la construction originale remonte avant 1926, fut jadis nommé « Le Belvedère » par son propriétaire, M. Syracuse. En 1936. Hector Calvé acquiert l’hôtel et le nomme « l’hôtel Pointe du Rocher ». Le lieu devient un endroit très convoité par de nombreux touristes jusque dans les années 70. L’endroit est maintenant une maison privée.

histoire16photo Brien Benoit

histoire17                                                    1936    Société du Patrimoine SOPABIC

 

 

On retrouve également sur la rive ouest du lac, 2 autres hôtels, le « Shady Nook Inn » et « l’Hôtel Windermere ».

histoire18Hôtel Windermere  et Shady Nook Inn   vers 1940-1950          photo Nicole Roch

histoire19Photo : Armand Bastien / photostream

histoire20Shady Nook Inn   Lac Mercier      Société du Patrimoine SOPABIC

La  « rue Harrison » où étaient érigés les 2 hôtels, a été nommée en l’honneur de Kenneth Harrison, fondateur du Club de ski Mont-Tremblant en 1935,  qui était alors gérant du « Shady Nook Inn ».  En 1952, le « Camp Kinneret-Biluim » a acquis l’emplacement et l’édifice du « Shady Nook » a été utilisé pendant de nombreuses années avant d’être remplacé par de nouvelles constructions en 1972.

Près de là, «l’hôtel Windermere », propriété d’Armand Bastien dans les années 40, a attiré les vacanciers pendant une vingtaine d’années.

 

 

Progression du développement autour du lac.

Ce n’est qu’en 1940 que le petit village du lac Mercier est devenu la municipalité de Mont-Tremblant.

 Lire sur le développement touristique de la région

La partie nord du lac Mercier était encore inhabitée jusque dans les années 1970. Quelques chalets en bordure de la voie ferrée n’étaient occupés que durant la saison estivale. Le « chemin des Boisés » a été développé vers l’année 1975.

L’historique du parc linéaire a été résumé dans l’introduction du jugement Langlois du 30 novembre 2004, (ìnterdiction aux motoneigistes de circuler sur le parc linéaire), dont voici un extrait:

…« Le chemin de fer entre St-Jérôme et Mont-Laurier est construit au début du 19e siècle; l’emprise ferroviaire (l’emprise) appartient au Canadien Pacifique (CP).

 Après un grand essor, il subit, durant les années 1970, un déclin : la fréquence des convois hebdomadaires de marchandises diminue et le service de transport de passagers est abandonné….

 Durant les années 1980, le CP cesse complètement le transport de marchandises et obtient, éventuellement, l’autorisation d’abandonner les voies ferrées.

[20] Les rails sont démantelées  durant les années 1990.

 [21] Le Gouvernement, dès la fin des années 1970, montre un intérêt à acquérir éventuellement l’emprise, tout comme d’autres emprises ferroviaires abandonnées, afin qu’elles soient utilisées à des fins publiques.

 [22] La MRC des Laurentides, le 12 janvier 1989, adopte une résolution se prononçant en faveur de l’abandon du service ferroviaire St-Jérôme/Mont-Laurier et de l’aménagement d’un parc linéaire sur l’emprise. »…

          Pour en savoir plus sur la décision du juge Langlois

A-rives2

À la fin des années 80, le développement immobilier s’accentue dans le bassin versant du lac Mercier et préoccupe l’Association, considérant l’impact environnemental de ces travaux majeurs sur les rives du lac et sur la qualité de l’eau.

Les Projets de Développement

 

 

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