Références historiques:

Les 6 chapitres:

Les Projets de Développement

À la fin des années 80, le développement immobilier s’accentue dans le bassin versant du lac Mercier et préoccupe l’Association, considérant l’impact environnemental de ces travaux majeurs sur les rives du lac et sur la qualité de l’eau.

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  • En 1989, l’association commande à la firme EAT une étude d’impact environnemental dans le cadre d’un projet de développement domiciliaire « Développement Molson-Larivière » du côté est du lac. On connait maintenant ce développement comme celui de l’Orée-des-Lacs.
  • Interventions pour la protection des sommets de montagnes menacés par de nouveaux projets de développement immobilier (Orée-des-lacs, Cap Tremblant)
  • Représentations à la Ville de Mont-Tremblant et à la MRC lors du projet d’agrandissement du périmètre urbain du village, voulant augmenter la densité d’habitation et créer une zone commerciale au Cap Tremblant (2003-2004)
  • Dépôt d’un mémoire (mars 2003) à la Ville portant sur l’harmonisation des règlements d’urbanisme
  • Interventions lors du déboisement intensif dans la 2e phase du projet de développement immobilier en 2004 (Domaine Privilège) sur le versant ouest du lac
  • Demandes de limitation de la densité du développement immobilier dans le bassin versant du lac Mercier (2005)
  • Collaboration avec Environnement Mont-Tremblant dans un Mémoire présenté au Ministère de l’Environnement portant sur le « Projet de Plan de développement durable du Québec » ( février 2005)
  • Interventions pour la protection des tributaires importants du lac Mercier
  • Participation à la consultation pour le Développement durable (2008)
  • Appui auprès du CRE Laurentides à la Charte des paysages naturels et bâtis des Laurentides (2004-2005)
  • Demande à la Ville de ne pas autoriser davantage d’habitations à caractère commercial autour du lac (2008)

L’Association du lac Mercier doit faire preuve de vigilance face aux projets de développement domiciliaire et nouvelles constructions autour du lac.

Qualité de l’eau du lac et Protection du littoral

Historique des activités reliées à la qualité de l’eau du lac:

intro1.1

L’association du lac Mercier s’est engagée depuis le début, à défendre plusieurs dossiers dont les enjeux sont toujours d’actualité. De nombreuses démarches ont été entreprises afin de sauvegarder  la qualité et la santé du lac.

  • Participation à des organismes voués à la protection des lacs et de l’environnement, dont :

-Programme des lacs (1989-1992) parrainé par le ministère de l’environnement du Québec –non renouvelé depuis 1992

-Membre de la FAPEL ( 1989-2002)  –l’organisme a cessé ses activités depuis),

-Membre du Conseil Régional en Environnement des Laurentides (CRELA) depuis sa fondation en 1995

  • Demande d’étude limnologique à la municipalité (2000)
  • Surveillance des herbiers de myriophylles (depuis 2003)
  • Demandes d’interventions (Ville) visant à limiter la propagation des myriophylles (lavage des bateaux, identification et marquage des herbiers au moyen de bouées) (depuis 2003)
  • Commandes de 3 études du littoral pour évaluer la santé du lac, par la biologiste Louise St-Cyr (2003, 2007 et 2008)
  • Intensification des mesures visant à réduire les apports de phosphore dans le lac, suite à l’apparition des cyanobactéries en 2007

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  • Collaboration avec le service de l’environnement de la Ville dans un programme d’évaluation et de suivi du lac Mercier (2004)
  • Analyse des tributaires pour vérifier la qualité des sources d’eau du lac:

– l’analyse des tributaires du lac Mercier prévue pour 2011, est reportée à une date ultérieure.

  • L’évaluation de la santé du lac, commandée en août 2008, a permis d’identifier plusieurs plantes aquatiques envahissantes (myriophylles, élodées, Potamot). Deux principaux herbiers, composés majoritairement de myriophylles ont été inventoriés :

– Un herbier dense près de l’îlot de roches semi submergées face à la plage publique,

– un autre herbier dense situé dans la partie nord-ouest du lac,

– plusieurs herbiers isolés ont également été identifiés, surtout dans la partie sud du lac

– l’étude rapporte la présence de plantes envahissantes dans six (6) des neuf (9) secteurs échantillonnés.

Environnement

Une implication de longue date dans la protection des rives:

Rives12

Consciente de la fragilité des rives et de la dégradation des berges à plusieurs endroits, l’association du lac s’implique depuis ses débuts dans la protection de la rive du lac:

  • Commande à la firme spécialisée en environnement (E.A.T.) de caractériser les berges du lac en 1994.

-Le constat inquiète : 25% d’artificialisation des berges du lac, soit le plus haut taux relevé de la province. Le lac est classé « vulnérable » à cause de  l’importance de berge considérée comme « dégradée » (52%). Elle suggère le reboisement de l’emprise ferroviaire.

Bulletins de sensibilisation  aux problèmes de l’érosion des berges et de la sur fertilisation (apport de phosphore surtout)

  • Exposés et documentation distribuée lors de nos assemblées annuelles
  • Mise en œuvre de nombreuses interventions afin de réduire l’érosion des berges du lac
    • Participation aux programmes de reboisement (depuis 1993)
    • Demandes à la Ville de Mont-Tremblant et à la MRC de reboiser les rives du lac Mercier au niveau de l’emprise ferroviaire (depuis 2004)
    • Participation au programme de la MRC (depuis 2006) de mise en valeur des ressources du milieu forestier, visant à freiner l’érosion  le long de l’emprise ferroviaire désaffectée
  • Collaboration à la mise en œuvre du « Plan d’action pour le lac Mercier » du service de l’environnement de la Ville (2007)
  • Participation au programme triennal du « Suivi des lacs » par la Ville de Mont-Tremblant (depuis 2004)

L’extrait suivant cite les recommandations du service de l’environnement de la ville de Mont-Tremblant dans le rapport d’étude fait du lac Mercier en 2007 :

Programme triennal de suivi des lacs, Octobre 2007 de la Ville de Mont-Tremblant             Lac Mercier  ( p. 12 & 13)

CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS

« En conséquence, la Ville de Mont-Tremblant et les résidents du bassin versant devront mettre en place un programme de contrôle des apports externes de nutriments. En ce sens, la Ville de Mont-Tremblant, dans le cadre du projet Bleu Laurentides du Conseil régional de l’environnement des Laurentides et en collaboration avec les différents intervenants du milieu, a fait rédiger un plan d’action pour le lac Mercier au cours de l’été 2007 (Laniel, 2007). Ce plan expose les divers enjeux reliés à la protection et l’amélioration de l’écosystème du lac Mercier ainsi que des actions pour y parvenir. Le programme proposé est ambitieux et implique tant les instances municipales (Ville de Mont-Tremblant et MRC des Laurentides) que les riverains et les citoyens du bassin versant et leur regroupement (Association des résidents du lac Mercier).

Parmi les interventions pour réduire le processus d’eutrophisation, des travaux des revégétalisation des berges devraient être réalisés en plusieurs endroits, dont le long du parcours du parc linéaire du P’tit train du Nord. Dans la mesure du possible, le déboisement dans le bassin devrait également être réduit au minimum, particulièrement près des fossés publics, et les sols à nu devraient être stabilisés sans délai. De plus, malgré leur vidange régulière, les installations septiques individuelles dans tout le bassin versant devraient être vérifiées et, au besoin, corrigées rapidement. Une évaluation de la qualité des eaux pluviales provenant du réseau routier du secteur villageois devrait permettre d’identifier la nature des polluants ainsi que des pistes de solutions pour réduire les apports s’il y a lieu.

Comme mentionnée précédemment, la qualité d’un plan d’eau est fragile et peut se détériorer rapidement suite à des perturbations dans le bassin versant. Afin de pouvoir évaluer les modifications de l’état du milieu aquatique, et entre autres l’expansion des floraisons d’algues bleu-vert, un suivi régulier devrait être réalisé. »

 

Parc linéaire

Les usages du parc linéaire à travers les ans:

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A-PL2

Le démantèlement des rails de la voie ferrée dans les années 80 est le début d’une grande divergence entre les citoyens.

L’emprise ferroviaire désaffectée devenue disponible, est alors offerte aux motoneigistes, tandis que des résidents du lac réclament une vocation « verte » au parc linéaire.

  • L’Association du lac Mercier s’oppose à l’activité des motoneiges sur l’emprise ferroviaire (1990) qui est vite devenue une autoroute de motoneiges.

Un comité du Parc linéaire est formé pour trouver des solutions :

– Rencontres avec les clubs de motoneiges, l’ Association Touristique des Laurentides (ATL)

– Dépôt d’un Mémoire et représentations à la municipalité de Mont-Tremblant, la MRC, le CRLL, le Canadien Pacifique et le Gouvernement provincial, afin de trouver des solutions pour réduire les inconvénients occasionnés par le trafic dense de motoneiges, de jour comme de nuit

– Multiples démarches en vue de suggérer des voies de contournement pour la piste de motoneiges (1991-1993)

– Échec des démarches entreprises puis préparation d’un recours judiciaire

– Présentation d’une requête pour jugement déclaratoire visant à interdire les motoneiges sur le Parc Linéaire (octobre 1993); le gouvernement du Québec dépose 2 injonctions allant à l’encontre de notre cause judiciaire

– Rejet de notre requête par le Jugement Crête en août1996.

 

La surface gelée et lisse du lac Mercier est devenue une piste de course pour les motoneiges durant  les hivers 1992 et 1993.

  • L’association est mandatée de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits des riverains. Divers moyens incitatifs sont mis en place pour tenter de contrôler les motoneiges sur le lac (1993-1998)
  • Appui à la « Coalition pour la protection de l’environnement du parc linéaire Le petit train du Nord »

   -Jugement Langlois du 30 novembre 2004  interdisant les motoneiges entre Saint-Faustin-Lac-Carré et Labelle.

Pour un résumé des actions entreprises depuis le début

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   -Après plusieurs années de délai, le jugement ayant été porté en appel, ce n’est qu’en 2009 que les riverains du parc linéaire ont finalement gain de cause.

Pour en savoir plus sur le sujet

  • L’Association s’implique  de façon constante dans le dossier des usages projetés sur le Parc Linéaire :

– Opposition au projet d’asphaltage du Parc Linéaire (depuis 2004)

– Vigilance face aux projets de promoteurs d’activités non écologiques sur le parc linéaire

– Opposition au « Projet de Tram touristique » en 2006;

– Interventions face au « projet de renaissance du P’tit Train du Nord » (depuis 2006, encore actif)

– Requête à la MRC pour une vocation d’activités de plein air non motorisées sur le Parc Linéaire (2005)

PL1 (2)                        PL2

  • Demandes à la MRC de définir les règles, droits et permissions d’occupation dans l’emprise du Parc Linéaire (2005- 2014)

– Constat d’ occupations non autorisées de la bande riveraine au niveau de l’emprise ferroviaire désaffectée

– Demande relative aux permissions d’occupation, suite aux nombreuses installations en bordure le piste,  ( 2005)

  • Interventions en vue de promouvoir des activités non polluantes sur le parc linéaire
  • Actions visant à maintenir la stabilité de la surface de l’emprise ferroviaire où d’importants contaminants y sont emprisonnés
  • Demande à la MRC de limiter au minimum le contrôle de la végétation sur l’emprise du parc linéaire.
  • L’association demeure également vigilante en ce qui a trait aux pressions exercées en faveur de l’asphaltage de la surface du parc linéaire.

 

 

 

Qualité de vie et Activités nautiques

Historique des demandes concernant les activités nautiques:

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A-Nautique3 (2)

Depuis des années, l’association du lac Mercier a reçu multiples plaintes et revendications, autant de la part des riverains que des amateurs de diverses activités nautiques, qui réclament que leurs droits soient respectés.

Nos demandes concernant les activités nautiques sur le lac Mercier :

  • À l’assemblée annuelle de 1991, où 95 membres étaient présents,  82 appuient la résolution de limiter le remorquage par les gros bateaux entre 9h et 19h. Par la suite :

-Plusieurs interventions sont tentées auprès des plaisanciers pour harmoniser  les activités nautiques (1990-91)

-Demande à la municipalité de Mont-Tremblant de contrôler la mise à l’eau de bateaux provenant de l’extérieur

( Résolution 1991-371)

-Demande aux conducteurs de bateaux  d’adopter un code de déontologie pour la conduite de bateaux sur le lac (1992)

-Bulletins d’informations et interventions demandant aux propriétaires riverains de bateaux demandant de limiter les heures de ski  nautique entre 9h et 19h.(1992-1999)

-Formation d’un comité de bateaux afin de trouver des solutions

  • Démarches, dialogue, multiples tentatives de compromis entre les riverains et propriétaires de bateaux ont été proposées, entre 1989 et 1999
  • Lors de l’assemblée annuelle d’octobre1999, il est proposé de bannir les bateaux à moteur à essence sur le lac Mercier

-En novembre 1999, l’Association fait un sondage auprès des 120 riverains du lac : 72 des 80 réponses reçues (90%) sont favorables à l’interdiction des bateaux à moteur à essence sur le lac Mercier

-Demande de modification du Règlement sur les restrictions à la conduite des bateaux au lac Mercier (11 décembre 1999), afin que les bateaux à propulsion mécanique soient interdis, sauf les bateaux électriques.

-Le Conseil municipal, en décembre 1999 adopte la demande de restriction des bateaux sur le lac (résolution 1999-704)

-Un mémoire est déposé à la municipalité sur l’interdiction des embarcations propulsées par des moteurs à essence sur le lac

-Consultation publique tenue par la municipalité le 18 juin 2000, où une grande majorité des participants appuie les restrictions demandées par l’association, mais le  Conseil municipal décide le statu quo (11 août 2000), face à l’absence d’unanimité

  • Élaboration d’un code de conduite sur le lac pour les bateaux

L’association continue de recevoir de nombreuses plaintes de riverains concernant surtout le bruit des bateaux et les heures de remorquage. (2000-2003)

  • Demandes à la Ville d’améliorer le contrôle des bateaux provenant de l’extérieur à la descente publique (Août 2002) et au niveau de la décharge du lac. Une réglementation est mise en place en 2003
  • Révision du code d’éthique pour les activités nautiques (juin 2003) et demande à la Ville de le remettre en même temps que la clé pour la descente publique de bateaux, aux détenteurs de permis. Le code porte sur les grands thèmes suivants :

-Contrôle de l’accès au lac pour les non riverains, incluant le lavage des embarcations

-Recommandations quant à la conduite des bateaux sur le lac loin des berges

-Plage horaire pour le remorquage entre 10h et 19h.

  • Participation à l’assemblée de consultation publique du 23 août 2003, dont l’objet est la demande de réglementation portant sur des restrictions à la conduite des bateaux sur le lac Mercier

-Malgré une forte majorité des personnes présentes appuyant la demande de l’association du lac Mercier, le conseil de la Ville de Mont-Tremblant modifie la demande de réglementation proposée, pour tenir compte des revendications des propriétaires de bateaux ; la Ville adopte la demande de modification au Règlement fédéral sur les restrictions à la conduite des bateaux afin d’assujettir le lac Mercier à certaines restrictions (Résolution 2003-645) le 8 septembre 2003)

-La Ville fait parvenir la demande de réglementation au ministère des Affaires municipales du Québec (17 septembre 2003), puis à Transports Canada le 27 juin 2005

-La demande de réglementation est encore à l’étude; de nouveaux documents sont à fournir (dossier en cours)

     Résolution2003-645  Ville de Mont-Tremblant

  • L’association du lac Mercier se conforme aux concessions imposées dans la résolution 2003-645
  • Demande à la Ville de mettre en place des mesures efficaces de contrôle de l’accès à l’eau par la descente publique (depuis 2003)
  • Support aux interventions dans le projet de loi S-8 contre les nuisances engendrées par les moto-marines (2004)
  • Malgré les compromis faits par l’association, un groupe de skieurs nautiques forme une association (l’ASRT, en 2006)  dont l’objet principal est l’abolition de la résolution 2003-645, votée démocratiquement en 2003

 

  • Dialogue et tentatives de conciliation avec le groupe de skieurs nautique depuis 2006
  • Rencontres avec les représentants de la Ville et l’association de skieurs nautiques en 2008 dans le but de favoriser des relations plus harmonieuses entre les utilisateurs du lac.Nautique1.2
Comité des lacs en 2010

Dans le cadre de la Politique de gestion des accès et usages des lacs de la Ville de Mont-Tremblant en 2010, un Comité des lacs a été créé afin de réviser la réglementation et de définir les codes environnementaux propres à chaque lac de son territoire.

Dans le but d’assurer la pérennité du plan d’eau, l’accessibilité au lac, la quiétude et la sécurité des usagers, la Ville a pris en considération :

-l’importance de mettre en place des mesures pour la protection et la conservation du lac, d’où entre autres l’obligation de lavage de toutes les embarcations lors de la mise à l’eau,

-la nécessité de recommander un code environnemental et de courtoisie nautique pour les conducteurs d’embarcations motorisées,

-la nécessité de mieux contrôler les mises à l’eau d’embarcations motorisées au débarcadère municipal,

-la capacité du lac à absorber de façon sécuritaire la circulation supplémentaire d’embarcations motorisées, d’où la limitation de mises à l’eau quotidiennes d’embarcations motorisées à un maximum de cinq (5) /jour,

Ville de Mont-Tremblant :  Navigation au lac Mercier-2010

 

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